
Cette région qui possède les plus hautes falaises maritimes d'Europe que l'urbanisation n'a pas envahi, recèle quantité d'abris pour les oiseaux nicheurs et représente une bonne halte pour les hivernants et les migrateurs qui traversent la Méditerranée.
L'espèce caractéristique des garrigues est la Perdrix rouge, mais on y rencontre également les Fauvettes, le Rossignol, le Bruant zizi et l'Ortolan*.
Dans les fonds des vallons boisés et tempérés, vient hiverner la Bécasse des bois, mais on y rencontre également le Traquet pâtre* et le Serin cini.
Le Coucou geai* vit dans les pinèdes et se nourrit de chenilles processionnaires(parasites du pin). La femelle pond dans le nid de la Pie qui va élever les oisillons avec les siens.
La Huppe fasciée* en voie de disparition préfère les espaces ouverts comme les pelouses à brachypodes, de même que la Chouette chevêche* au ululement envoûtant.
LES OISEAUX MARINS
Les oiseaux de haute mer comme le Fou de Bassan et le Cormoran huppé sont de passage sur le littoral.
Les Puffins yelkouan* et les Puffins cendrés* ainsi que les pétrels tempête* nichent en des lieux isolés comme les îles de l'Archipel de Riou. Ils passent leur journée en mer, se nourrissant exclusivement de plancton, de calmars.
Ces extraordinaires oiseaux glissant au ras des vagues, volent plusieurs années sans toucher terre au début de leur vie. Ils traversent les océans et migrent l'hiver, souvent en Amérique du sud.
Les colonies sont faibles et en nette régression. Il est expressément recommandé aux grimpeurs de ne pas escalader les parois rocheuses des Iles de mars à fin août, pendant la période de nidification, de même qu'aux plaisanciers, de ne pas débarquer d'animaux domestiques. Effrayés, les adultes vont quitter le nid et le seul juvénile pondu dans l'année va se faire dévorer par les goélands ou les rats.
Les hautes falaises maritimes et parois rocheuses abritent d'autres espèces qui pour nicher ou passer l'hiver, privilégient ces sites pour leur isolement. Ainsi, un seul couple d'Aigles de Bonnelli* trouve encore refuge dans le Massif des calanques.
Menacé de disparition, ce prestigieux rapace est très sensible à la surfréquentation de son territoire de chasse et aux faibles qualités trophiques du milieu (peu de Lapins et de Perdrix à la suite des incendies).
Le Faucon Pèlerin* est lui aussi menacé puisque l'on ne recense plus que trois couples dans la région et cinq couples pour tout le littoral provençal. La fauconnerie royale sous Louis XIII et Louis XIV, appréciait les faucons non dressés de l'Ile de Riou.
Le Hibou Grand Duc*, rapace nocturne n'est plus représenté que par trois couples nicheurs dans le massif des Calanques et un couple dans les falaises de Canaille.
Le Grand Corbeau* est un corvidé nécrophage aux mœurs de rapace. Il construit son nid dans les falaises pour y nicher.
Parmi les nicheurs typiques des falaises, on remarquera encore le Martinet pâle, le Martinet à ventre blanc, le Merle de roche, le Merle bleu et l'Hirondelle des rochers.
Préférant les hivers doux du littoral aux rigueurs des Alpes, le Tichodrome échelette, l'Accenteur alpin et le Crave à bec rouge, viennent hiverner ici dans les zones escarpées.
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