En partant de la mer vers l'intérieur, nous allons distinguer différentes formations :
Les formations végétales "halophiles"
qui ont besoin du sel des embruns pour se développer, à noter que ceux-ci peuvent être projetés jusqu'à 100 m d'altitude par vent fort. L'association la plus répandue est celle du Perce pierre (fleurs jaunes) et de la Petite Saladelle* (fleurs bleues).
Les formations végétales "thermophiles" (qui aiment la chaleur), liées aux parties les plus chaudes du littoral, comme le fond des vallons et les falaises surplombant la mer.
Là se développera "l'Oléolentisque", groupement à Olivier sauvage, lentisque et Myrte, accompagnés de l'Euphorbe arborescente (dans les falaises du Devenson), de l'Asperge sauvage, de la Clématite, du Petit houx, de la Cinéraire etc. ...
Sur le massif du Cap Canaille (sol marneux), on peut classer dans ce type de formation, la garrigue à Romarin, Bruyère multiflore, et l'Ajonc épineux aux fleurs jaunes d'or ou l'Argeiras, quelques fois enrichie de l'Hélianthème à feuilles de lavande*, de nombreuses Immortelles, du Thym et du Ciste à feuilles de sauge.

La formation végétale aujourd'hui la plus répandue à la suite nombreux incendies :
la garrigue à Chêne kermes selon un faciès dit en "Peau de Léopard" lié au caractère nu de la roche.
> Dans les éboulis, une espèce rare est à signaler, l'Herbe à Gouffé* (il est vivement conseillé aux randonneurs de ne pas emprunter les éboulis, on trouve toujours un autre passage),
> Dans les larges fractures, le groupement à Genévrier de Phénicie riche en espèces de la garrigue à romarin,
> Sur les plus hautes crêtes ventées, le groupement à Genêt de Lobel,
> Dans les grottes et creux ombragés, se blottit la très rare fougère Scolopendrium hémionitys*.
Les formations végétales, reliques des optimums forestiers (climax), sont par contre aujourd'hui recluses dans le fond des vallons où s'accumule la terre. II s'agit des bois ou boqueteaux de Chênes verts.
Cette association typiquement méditerranéenne présente les caractéristiques d'adaptation à la sécheresse : feuilles coriaces transpirant le moins d'eau possible, aiguilles et piquants, lianes, plantes odorantes ou aromatiques (système de défense contre les herbivores).
Les espèces caractéristiques de l'association sont le Chêne vert (bien que souvent absent), le Viorne tin, l'Arbousier, le Filaire moyen, le Térébinthe, le Pistachier lentisque avec pour compagnes principales , l'Asperge sauvage, la Salsepareille, (herbe des Schtroumpfs), la Clématite flamme, le Chèvrefeuille, le Sumac (ou fauvi), qui servait à teindre les filets de pêche et les voiles des bateaux pour les protéger du soleil, est toujours très utilisé au Moyen-Orient pour la teinture, la Garance sauvage, le Nerprun des rochers ou alaterne, l'Euphorbe, la Baoùco (Brachypode rameux), ainsi que le Genévrier Oxycèdre et le Pin d'Alep.
La formation végétale qui témoigne de l'existence d'un climat plus froid au quaternaire, soit l'association du Chêne blanc ou pubescent, ici de plus en plus rare, se trouve localisée dans les zones les plus froides en hiver (ubac) et dotées d'un sol épais comme vers le fond du vallon des Janots.
Le Chêne pubescent est accompagné d'arbres et arbustes comme :
- L'Erable de Montpellier,
- Le Tilleul,
- Les Sorbiers,
- Le Cornouiller mâle,
- l'Alisier,
- L'Amélanchier, depuis l'antiquité les pêcheurs utilisent ses tiges fines et rougeâtres assez rigides pour confectionner de magnifiques nasses à poissons (girellier) ou à langoustes. |